Le pilote de 27 ans participera à la parade des sports-prototypes Renault Alpine en lever de rideau des 2 Tours d’Horloge. Son père Jean-Pierre, disparu en 2023, avait été l’un des grands acteurs de cette épopée du moteur turbo en Endurance.

A443… Que vous évoque ce code ?
Victor Jabouille : C’est le nom de la Renault Alpine que pilotait mon père aux 24 Heures du Mans 1978. Lui et Patrick Depailler menaient la course au petit matin avec deux tours d’avance. L’équipe avait alors décidé de baisser la pression du turbo pour économiser le moteur. Une mauvaise idée. Le V6 avait cassé une demi-heure après, et c’est une A442B qui s’était imposée.

L’avez-vous déjà pilotée ?
Je me suis juste installé dedans, au mois de mai, pour régler ma position en vue de la démonstration des 2 Tours d’Horloge. Le siège, moulé sur mon père en 1978, me convient parfaitement. Je mesure 1,83 m, comme lui, et j’ai exactement la même morphologie. La position de pilotage est en revanche curieuse, avec le pédalier qui est relativement centré dans l’habitacle alors que le volant est à droite. Pour le reste, les ingénieurs de chez Renault m’ont détaillé la procédure de chauffe, qui est complexe, car il faut en permanence pomper sur l’accélérateur, sans lancer le turbo, de manière à stabiliser le mélange air-huile et la pression d’eau.

Connaissez-vous Les 2 Tours d’Horloge ?
Le directeur du circuit Paul Ricard, Nicolas Deschaux, m’en a dit le plus grand bien. Je suis toujours heureux de venir sur ce circuit, car mon père avait contribué à son dessin en 1969, avec d’autres grands pilotes de l’époque. C’est au Castellet, aussi, qu’il a disputé son premier Grand Prix de F1 en 1975 avec Tyrrell. Rouler là-bas, 50 ans après, c’est toujours émouvant.

Photos : Cyril Tondut, Renault