Top-5 : les temps forts de l’Endurance GT/Tourisme en 2017

La saison 2017 des V de V Endurance Series fut riche en émotion. Bons ou mauvais, les souvenirs sont légions, et pour terminer l’année en beauté, nous vous proposons une série de Top-5 des temps forts de chaque plateau. Intéressons-nous aujourd’hui au Challenge Endurance GT/Tourisme. Prêts ?

 

1 – CMR a eu chaud

Bien que disposant d’une Ferrari 458, l’ancien modèle de GT3 du constructeur de Modène, l’écurie CMR réalise une saison exceptionnelle. La victoire n’est pas au rendez-vous en 2017, mais la régularité de David Loger et Eric Mouez (associés au gré des meetings à Julien Andlauer, Jérémy Reymond, Sylvain Debs, Michaël Petit et Bernard Delhez) vaut au duo de se présenter pour la finale Estoril dans la peau de prétendants au titre. La situation se retourne finalement et rapidement en leur faveur (voir par ailleurs), mais à un peu plus de deux heures de l’arrivée, la mécanique – qui n’avait encore jamais été prise en défaut cette année – s’enraye. La boîte de vitesses, bloquée sur les 5e et 6e rapports, oblige les hommes de Charles-Antoine Bourachot à procéder à une stressante réparation. L’auto repart dans les dernières minutes pour rallier l’arrivée… et s’arrête en piste dans le dernier tour. Mais elle est classée, et son équipage titré. Ouf !

 

2 – Visiom, une occasion manquée

Doubles champions en titre, Jean-Paul Pagny, Thierry Perrier et Jean-Bernard Bouvet débutent la saison en alignant trois podiums à Barcelone, à Portimao, puis sur le Circuit Paul Ricard, et il leur faut attendre Dijon pour grimper sur la plus haute marche. La machine est dès lors lancée et ils récidivent à Jarama, où ils s’emparent des commandes du Challenge, puis à Magny-Cours. Ils prennent ainsi le départ de la finale d’Estoril en favoris, mais tout s’écroule dès la fin du premier tour lorsque la Ferrari 488 GT3 frappée du n°1 percute une LMP3 en perdition à l’entrée de la ligne droite des stands. Profitant de la présence d’une deuxième auto dans le camion, les mécanos de Visiom réalisent alors l’exploit de reconstruire tout l’avant-droit de l’Italienne qui reprend la piste au bout d’une heure et demi. Son équipage doit cependant espérer une défaillance de la Ferrari n°44 de CMR pour conserver sa couronne. En vain, malgré l’épisode que vous savez…

 

3 – AB Sport Auto fait chanter sa Lambo

L’écurie de Bruno Abric fait sensation en alignant une superbe autant que performante Lamborghini Huracan GT3. A son bord, Harry Teneketzian et Joffrey De Narda ne tardent pas à en comprendre le mode d’emploi et, après un premier podium décroché à Barcelone, s’imposent dès la manche suivante à Portimao. Ils enchaînent ensuite avec les places d’honneurs, et essuient leur seul abandon à Dijon. A Estoril, déterminés à conclure sur une bonne note et même si leurs chances d’être titrés sont réduites – bien que mathématiquement possible -, ils jouent leur va tout et, associés à Tiziano Carugati, étincellent jusqu’au bout de la nuit pour retrouver le chemin d’une victoire incontestable autant qu’incontestée. Un signe fort à la concurrence en prévision de 2018 ?

 

4 – La SF TC17 GT V8 fut la solution

Solution F anime depuis plusieurs saisons la catégorie Tourisme grâce aux Silhouettes de sa conception et grâce au concours de Philippe Charriol. A Dijon tout s’accélère avec la présentation de la SF TC17 qui se mêle à l’armada de GTV1. La petite nouvelle a du potentiel, et confirmation en est apportée à Magny-Cours où, aux mains des pilotes de pointe que sont Jonathan Cochet et Steve Zacchia, la voiture fait des étincelles. Au chrono, d’abord, puisqu’elle se classe dans le Top-10 du classement général, devant les GT. Mais surtout en course, où l’on assiste à un moment historique lorsque, sous la pluie, elle s’empare des commandes – absolues – après un peu plus de deux heures. Las, des pépins mécaniques, pour l’une, et une violente sortie de piste, pour l’autre, ne récompensent pas la troupe de Hugues Baude à sa juste valeur. Mais les bases sont là, et en 2018, elle se déclinera en kit GT3 pour élargir son terrain de jeu.

 

5 – Des espoirs partis en fumée pour IMSA Performance

IMSA Performance est une écurie fidèle du plateau GT des V de V Endurance Series. Multiple championne, elle était repartie pour une nouvelle campagne et débute 2017 comme elle avait conclu le précédent exercice : par une victoire, signée Raymond Narac et Thierry Cornac. La Porsche 991 GT3 R semble ensuite armée pour reproduire sa performance à Portimao. Remplaçant de Narac, Nicolas Armindo le prouve en décrochant la pole position. En course, Cornac navigue pour sa part dans le Top-3 de la catégorie lorsqu’il vit le cauchemar de tout pilote, sous la forme d’une sortie de piste éliminatoire alors qu’il est en tête. L’épisode aurait pu en rester là, mais un incendie provoque un retrait définitif de la belle allemande pour le reste de la saison…

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