Cannard, champion SP05 : « De l’émotion et un soulagement ! »

Retour gagnant pour Nicolas Cannard qui, après plusieurs saisons loin des circuits, s’empare du titre SP05. Maintenant que le rideau s’est abaissé sur la campagne 2017 du Challenge Funyo V de V, l’intéressé se livre sur ses impressions, ses temps forts, et son avenir.

Lorsque nous avions croisé Nicolas à Magny-Cours, en février dernier, lors des Winter Test Days, il nous avait humblement confié vouloir avant tout se remettre simplement dans le bain. Mais comme tout pilote, la volonté reste de gagner, et grâce à une équipe HMC Racing qui connait parfaitement son sujet, il a pu faire bien mieux que se refaire la main…

Quel sentiment procure ce deuxième sacre en Challenge Funyo, après celui de 2012, qui plus est après plusieurs années d’activité ?

J’ai ressenti une certaine émotion et du soulagement, car la lutte fut intense avec Jean (Quelet) durant toute la saison. Cela met de la pression car on sait par définition qu’en sport automobile rien n’est jamais gagné d’avance. Tu as beau mettre toutes les chances de ton côté, tu es toujours tributaire de quelque chose. On l’a vu à Magny-Cours… Ce fut en tout cas un grand plaisir car j’avais arrêté en 2013, et à l’exception d’une ou deux piges dans le Challenge, je n’avais plus roulé depuis. J’ai découvert la SP05 lors des essais d’intersaison à Magny-Cours et ça s’est super bien passé d’entrée. Dès le début, j’ai ressenti que le feeling était là avec la voiture et que j’allais pouvoir faire quelque chose de bien avec HMC. Je pensais que ce serait plus compliqué après quatre ans sans courir, mais ça s’est finalement bien terminé et ce fut une belle saison.

Vous n’aviez pas envisagé ce come-back avec une autre équipe que HMC Racing !

J’ai rencontré Patrice Houllier à l’occasion d’une pige, déjà en Funyo, avec la F4 RC, et nous avons ensuite vécu de belles années en F5. Je ne me voyais pas débuter en SP05 avec une autre équipe que HMC Racing, et je n’ai d’ailleurs contacté personne d’autre. Je sais que la structure est composée de personnes qui font du super boulot, et cela s’est confirmé cette saison. Outre l’aspect technique, l’ambiance est également géniale, liée à la volonté de Patrice qui fait tout pour que ça se passe bien. L’entente est également très bonne avec les autres pilotes, et le réceptif est très convivial, dans l’esprit du Challenge Funyo, sans négliger la préparation des voitures. C’est particulièrement appréciable.

C’était particulièrement serré en début de saison avec Jean Quelet, ça l’est resté ensuite, mais vous avez enchaîné avec neuf victoires consécutives entre le Circuit Paul Ricard et Jarama. Comment l’expliquez-vous ?

Nous étions déjà compétitifs à Barcelone pour le coup d’envoi, puisque j’y ai signé la pole, mais découvrant encore l’auto, j’ai pêché aux deux premiers départs et ce fut assez pénalisant. Le troisième fut en revanche très bon et nous avons gagné. Portimao fut ensuite compliqué à cause d’une cause moteur et divers soucis, mais dès le Paul Ricard, tout est rentré dans l’ordre, la voiture était fiable et efficace. Dijon c’est chez moi et j’aime énormément le circuit, quant à Jarama, c’est aussi une piste que j’adore, et Jean a rencontré quelques soucis. A Magny-Cours je pense que nous étions partis pour réaliser un bon week-end, mais la mécanique est passée par là…

Avez-vous imaginé à ce moment que la couronne puisse vous échapper ?

J’avais fait des calculs et il me suffisait de marquer un point sur l’ensemble du meeting, mais je suis d’un naturel stressé et angoissé et ça m’a effectivement traversé l’esprit. C’est d’ailleurs pour cela qu’après ma crevaison en première manche, j’ai décidé de repartir pour tenter de grappiller ce que je pouvais. Même avec le titre en poche, je voulais tout de même terminer sur une victoire et je suis ainsi remonté en deuxième position, mais ce fut cette fois le câble d’accélérateur qui céda. Comme quoi rien n’est jamais joué tant que le drapeau à damier n’a pas été franchi.

Quels points positifs retenez-vous de cette saison ?

J’ai d’abord pris énormément de plaisir, car c’est une voiture formidable, qui parvient à signer des temps au tour impressionnants lorsque l’on voit son tarif. J’aime par ailleurs beaucoup l’ambiance du V de V. On nous propose de superbes circuits, c’est convivial et ça m’a fait du bien de retrouver ce genre d’atmosphère. Qui plus est en le partageant avec HMC Racing et tous les autres pilotes du Challenge Funyo.

Du négatif ?

Sur le plan sportif, je noterais Portimao, où je casse. Ça met un coup en terme de points, et c’est coûteux car il a fallu acheter un nouveau moteur.

Quels sont vos projets pour la saison prochaine ? Remettre votre titre en jeu ?

Il est prévu que je retrouve le volant de la SP05, et oui, on va tout faire pour tenter de le conserver !

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