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Début de course extrêmement rapide, non seulement pour la 26 de Dhouailly et Accary, mais
aussi pour le jeune Marc-Antoine Dannielou sur la Norma n°19 car il veut absolument faire
une démonstration de son talent après ses déboires de début de saison. Après deux fautes
consécutives du jeune breton, la 19 rentrera dans le rang et laissera s’expliquer les tenants
du titre, Zollinger et Mondolot, sur la Norma n°1, la Norma n°26 et les Ligier que l’on
n’attendait pas aussi vite aux avant-postes.
En début de course, Bruno Bazaud fait une petite faute qui lui coûtera très cher pour
atteindre le podium avec sa Norma n°96. Une bonne surprise avec la prestation de Frédéric
Vervish, le belge de la Norma n°8 qui se glisse dans la hiérarchie de la tête.
On remarque également les bonnes prestations des deux voitures exotiques, qui sont venues
« pour voir », tout d’abord la Pescarolo n°72 remarquablement bien emmenée par
Christophe Tinseau, qui exploite au maximum le V8 6.2. Et d’autre part, l’équipage Vincent
Beltoise/Scott Mansell, qui tire le meilleur du 4 cylindres à compresseur de la Caterham SP
300 R, dernière née de la marque.
Après la mi-course, les changements de pilotes et ravitaillements, Thomas Accary qui vient
de prendre le volant de la 26 s’arrête au bord de la piste, moteur cassé. On a l’impression à
ce moment que l’équipage de la n°1 avec Philippe Mondolot au volant a suffisamment
d’avance pour rejoindre l’arrivée en vainqueur.
C’était sans compter sur la détermination et la vélocité des pilotes des équipes Mecamoteur
et Pegasus. Après un excellent relais de Damien Delafosse sur la 11, Lionel Robert dont on
connaît l’expérience de l’endurance, ne laissait aucune chance à ses adversaires en tournant
pendant 1h20 sur un rythme très élevé qui va le confirmer dans sa position de leader. David
Caussanel, sur la n°18, au prix d’un bel effort, finit par prendre le meilleur sur Philippe
Mondolot et le dépasser, s’emparant alors de la deuxième place.
Pour les places d’honneur, on s’explique avec la 96 de Bazaud/Thirion, la 3 qui revient très
fort grace à Grégory Fargier, et la 17 des Gentlemen Drivers, Da Rocha et Lafargue qui
surprennent par leur constance, ils finiront dans cet ordre quatrième, cinquième et sixième.
Didier Beck et Richard Mori qui reviennent du fond de grille s’octroient une très belle
neuvième place au scratch et la deuxième des Gentlemen Drivers derrière Da Rocha et
Lafargue.
Dans la catégorie Open aussi les Ligier, avec un podium International puisque l’équipage
victorieux de la Ligier n°27 est composé du français Thomas Becker et de l’autrichien Sandro
Bickel, la deuxième place est occupée par les Britanniques Harrison et True sur la Ligier
n°36, et la troisième place revient à une Norma, celle des manceaux Papin/De Fournoux.
Un ultime Safety Car a bien failli remettre la hiérarchie de tête en cause à quelques minutes
de l’arrivée, puisque David Caussanel alors à 45 secondes de l’homme de tête, Lionel
Robert, ne sera plus séparé que par 8 secondes au restart mais il y aura quatorze voitures
entre les deux leaders et ce sera finalement mission impossible.
Lionel Robert conservera sa première place devant David Caussanel, alors que Mondolot et
Zollinger se contenteront de la troisième marche.
Moment d’émotion pour l’ingénieur Ligier, Gilles Alegoët, qui, immédiatement après le
passage des ses voitures sous le damier, ne peut s’empêcher d’appeler Guy Ligier pour
partager sa joie.
Les Ligier sont de retour, c’est sûr, ce qui augure une passionnante fin de saison.
La direction de course va judicieusement choisir de faire rouler les concurrents sous Safety
Car pendant les douze premières minutes par mesure de sécurité, pour permettre aux
concurrents de se familiariser avec une piste totalement inondée.
Une fois lâchés, la grande explication va commencer avec un Jean-Bernard Bouvet impérial
sur la piste piégeuse, seul Julien Jousse va parvenir à le suivre avec la Mosler n°46 d’Harry
Teneketzian. Derrière les deux leaders, le groupe de chasse composé des Porschiste et
Gentlemen Drivers, Karl Renz sur la 31, Patrice Milesi sur la 52 et Bernard Moreau sur la 14
réussiront à garder le contact tout en se battant avec l’Audi 323 de Mexata qui disparaitra à
la suite d’un tête-à-queue.
Le fameux groupe GTV3 qui ne comptait pas moins de onze concurrents, longtemps animé
par la 25 de Perrodo et Crubilé, verra émerger les habitués, à savoir les deux équipages de
l’équipe RMS, la 56 et la 58, la 53 de l’équipe IMSA, Racinet et Samon, la 67 de la famille
Alloin pour l’équipe Alméras et les petits nouveaux de l’écurie Nourry, Colançon et Arrobio
sur la 73.
Dans la hiérarchie du top ten, on retrouve régulièrement les Silhouette, la GC 10 n°21
pilotée par le Suisse Barenghi mais aussi la SF V8 n°94 de Chaix, Pourquie et Gaspérini qui
finira par remporter cette catégorie.
Autre sujet d’étonnement, la prestation de la Ginetta G50 n°12 de l’équipage Hispano Grec
Campos/Kanaroglou qui, non seulement, l’emporteront facilement GTV4, devant les Porsche
41 et 64, mais parviendront à accrocher une très belle douzième place.
Petite déception du côté des GTV2 qui, habituellement, sont plus nombreuses dans le top
10, où seule figure la Porsche n°93 de Fontaine et Decultot qui gagne cette catégorie,
devant la 36 et la 32.
Suite aux différents relais et ravitaillements, une nouvelle fois le duel attendu entre la
Ferrari n°2 et la Porsche n°52, qui jouent le titre, sera spectaculaire. D’un autre côté la 31
de Stadler et la 14 de Polybaie sont en pleine explication pour la place d’honneur.
Alors qu’il semblait parvenir à ses fins, Miguel Langin se fait surprendre à 11 minutes de
l’arrivée et part dans un magistral tête-à-queue qui le pose dans le bac et provoque la sortie
du Safety Car.
A ce moment là, Thierry Perrier au volant de la Ferrari sait qu’il n’a plus 42 secondes
d’avance sur Raymond Narac mais seulement 8 secondes et 4 voitures. Au restart, il reste 2
tours à effectuer, Narac prend alors tous les risques pour tenter l’impossible retour sur la
Ferrari. Malheureusement, Karl Renz au volant de la Porsche n°31 ne comprend pas qu’il
n’est pas dans le coup pour la deuxième place et se bat avec Narac alors qu’il aurait du le
laisser passer. Pire, il va partir en tête-à-queue dans le Raidillon emmenant la 52 avec lui,
et faisant perdre tout espoir de victoire à l’équipe IMSA.
La Ferrari, après un sans fautes exemplaire, l’emporte brillamment devant la Porsche n°52
qui est aussi là grace à l’excellent relais de Patrice Milesi dans des conditions difficiles. La Porsche Stadler n°31 de Karl Renz et du talentueux professionnel Marco Seefried complète
ce podium.
La quatrième place est occupée par la première des GTV3, qui sera une nouvelle fois, la
n°56 de Stepec et Prignaud, les Champions en titre, ils devancent l’autre voiture de l’équipe
IMSA, la n°53 de Racinet et Samon et la Porsche Nourry de Colançon et Arrobio.

The start of the race was incredibly fast, not just for Dhouailly and Accary in car 26, but also for young Marc-Antoine Dannielou in Norma n°19, absolutely determined to show his talent after his early-season setbacks. After two consecutive mistakes by the young Breton, car 19 fell back into the pack, leaving current title-holders, Zollinger and Mondolot, in Norma n°1, Norma n°26 and the faster-than-expected Ligiers to argue amongst themselves.
At the start of the race, Bruno Bazaud made one small mistake that cost him dearly in terms of getting Norma n°96 onto the podium. Frédéric Vervish provided a nice surprise, the Belgian in Norma n°8 slipping in amongst the leading pack.
There were also good showings from the two exotic cars that had come “to take a look”, including first and foremost the Pescarolo n°72 - driven impressively well by Christophe Tinseau, who wrung everything from the 6.2 V8. And also the Vincent Beltoise/Scott Mansell pairing, getting the most out of the 4-cylinder turbocharged Caterham SP 300 R, the marque’s latest offering.
Driver changes and refuelling followed the mid-point of the race, with Thomas Accary newly installed behind the wheel of car 26 stopping at the trackside with a blown engine. At that [point it looked as though the crew of n°1 with Philippe Mondolot behind the wheel would have enough of a lead to make it to the finish.
But that would be failing to take into account the determination and speed of the drivers from the Mecamoteur and Pegasus teams. Following an excellent stint by Damien Delafosse in car 11, Lionel Robert – whose endurance experience we know well – left his rivals no chance, lapping for an hour and twenty minutes at a scorching pace, cementing his position as leader. David Caussanel, in n°18, was rewarded for a heroic effort by catching and passing Philippe Mondolot, thus seizing second place.
The minor placings were decided between car 96 of Bazaud/Thirion, number 3 which mounted a spirited comeback in the hands of Grégory Fargier, and number 17 driven by Gentlemen Drivers, Da Rocha and Lafargue, whose surprisingly consistent pace ensured these crews finished fourth, fifth and sixth respectively.
Didier Beck and Richard Mori took an excellent ninth place overall - second in the Gentlemen Drivers - behind Da Rocha and Lafargue.
The Ligiers also featured in the Open Class, with an International podium as the winning pairing in Ligier n°27 was made up of Frenchman Thomas Becker and Austrian Sandro Bickel, second place went to British duo Harrison and True in Ligier n°36, whilst in third was a Norma, driven by Papin/De Fournoux from Le Mans.
A final Safety Car almost upset the order at the front a few minutes before the end, as David Caussanel – 45 seconds behind leader Lionel Robert at the time – was only 8 seconds adrift at the restart, but with fourteen cars between the two leaders it proved mission impossible.
Lionel Robert kept his lead ahead of David Caussanel, whilst Mondolot and Zollinger had to make do with the third step.
A moving moment for Ligier engineer, Gilles Alegoët, who couldn’t stop himself from calling Guy Ligier to share his delight, moments after seeing his two cars take the chequered flag.
Ligier is back, make no mistake, which promises an exciting end to the season.
The race director wisely decided to have the field running under the Safety Car for the first twelve minutes as a safety measure, enabling the competitors to acclimatise to a completely wet track.
Once unleashed, the big contest began, with Jean-Bernard Bouvet imperious on a tricky track, and only Julien Jousse able to live with him in the Harry Teneketzian Mosler n°46. Behind the two leaders, the chasing group, consisting of Porschistas and Gentlemen Drivers, Karl Renz in car 31, Patrice Milesi in 52 and Bernard Moreau in number 14 managed to stay in touch whilst also battling with Mexata’s Audi 323, which disappeared after a spin.
The famous GTV3 group, consisting of no fewer than eleven competitors, was led for a long time by Perrodo and Crubilé in car 25, before the usual suspects emerged – in the form of the 2 RMS crews, number 56 and number 58, car 53 from IMSA, with Racinet and Samon, the Alloin family in car 67 for Alméras and the little newcomers from the Nourry team: Colançon and Arrobio in car 73.
The Silhouettes, the GC 10 n°21 driven by Swiss driver Barenghi often feature in the top ten, as does the SF V8 n°94 of Chaix, Pourquie and Gaspérini that ended up winning the class.
Another source of surprise was the impressive showing of the n°12 Ginetta G50 from the Hispano-Greek crew Campos/Kanaroglou which not only won the GTV4 class comfortably, ahead of Porsches 41 and 64, but also took a splendid twelfth place overall.
The GTV2’s were a little disappointing, usually featuring more heavily in the top 10, whereas here the class-winning Porsche n°93 of Fontaine and Decultot was the only representative ahead of 36 and 32.
With the various handovers and refuelling stops out of the way, the expected duel between title challengers Ferrari n°2 and Porsche n°52, was spectacular. Elsewhere, number 31 from Stadler and car 14 from Polybaie were debating the top spot.
While everything seemed to be going his way, Miguel Langin was caught out eleven minutes from the finish, going off in a monumental spin that left him in the gravel and brought out the Safety Car.
At that point, Thierry Perrier behind the wheel of the Ferrari knew that he no longer had a 42 second lead over Raymond Narac, but just 8 seconds and 4 cars. At the restart, with 2 laps remaining, Narac risked everything to achieve the impossible and catch the Ferrari.
Unfortunately, Karl Renz at the wheel of Porsche n°31 failed to understand that he wasn’t part of the scrap for second place and held off Narac when he should have let him through. Worse still he spun off at Raidillon taking number 52 with him, and denying the IMSA team any hope of victory.
After a faultless performance, the Ferrari won brilliantly ahead of Porsche n°52, which owed its place to an excellent stint by Patrice Milesi in difficult conditions. The Stadler Porsche n°31 driven by Karl Renz and talented professional Marco Seefried completed the podium.
Fourth place went to the first of the GTV3s, once again reigning champions Stepec and Prignaud in n°56, ahead of the other IMSA car, n°53 driven by Racinet and Samon then the Nourry Porsche of Colançon and Arrobio.

Dijon est un meeting central. Un dernier sprint avant la pause estivale. Dijon, c’est du spectacle à tous les virages, à tous les instants de la course.
Dijon c’est aussi une ambiance, une convivialité que ce petit paddock, qui a traversé les ans, offre chaque année. C’est un enfer pour les pneumatiques également. La piste est particulièrement abrasive, et les gommes sont mises à rude épreuve. Le relief du circuit est difficile également avec des changements de rythmes importants, beaucoup de transferts de charges, et de la vitesse. A Dijon, ça coule et ça tourne… !
C’est aussi un public, toujours présent, dans les tribunes et bienvenu dans le Paddock, auprès des voitures, dans les stands et proche des pilotes.
Cette année un rendez-vous des partenaires autour d’un repas où tout le monde se rassemble, discute, s’apaise est organisé : c’est le Méchoui Géant !
Côté course, ce seront les 2 Heures de Dijon Denis Lelièvre, avec plus de 25 voitures engagées, qui seront à l’honneur. Nous aurons droit, outre les magnifiques Porsche 3.0 RSR, 934 ou 944, de voir évoluer des Chevron très rares, la B54 et la B60, engagées sous l’égide Courage Classic. N’oublions pas les Datsun, habituées du déplacement, et les Elva Mk8 très performantes ici depuis longtemps.
Dijon, c’est le plaisir.
Il y aura également près de trente-cinq GT/Tourisme, dont plusieurs Ferrari 458 magnifiques, et autre Audi R8 LMS, Porsche 997 RSR, et Mosler MT900 particulièrement à l’aise sur cette piste. Sans oublier les Porsche 997 Cup et leur fantastique bagarre tout au long des trois heures.
Dijon c’est la vitesse.
Les Sport Prototypes sont très fortement testés ici, et c’est une course difficile pour eux. La piste est par endroit bosselée, et la courbe de Pouas est un endroit stratégique par excellence.
Dijon c’est la technique.
Technique indispensable pour les pilotes de Monoplace, avec une majorité de Formule Renault 2.0 et trois Formula Master, nous aurons le plaisir de voir une joute importante dans les deux catégories, avec en prime, près de 30 voitures sur la piste.
Dijon c’est le fun.
Les Funyo à l’honneur pour leurs trois courses de 20 minutes mais surtout pour leur course de 1 heure en équipage. Le Spectacle sera sans nul doute, au rendez-vous comme à chacune de leurs sorties.
La pause a été longue entre Motorland et Dijon. Les équipes sont fin prêtes et les pilotes ne veulent plus attendre pour en découdre. Trois heures, c’est déjà plus court qu’en Catalogne et en Aragon, mais c’est aussi très long dans les conditions physiques qu’impose ce circuit de Prenois.
Il y a bien sûr en jeu la bataille pour le titre où chaque point vaut son pesant d’or tant Visiom s’est investi dans cette course au titre qui lui échappe depuis 2008. Armé de sa Ferrari 458 GT2 n°2, et de son pilote de pointe, Jean-Bernard Bouvet, tout est en place pour s’imposer. Mais Imsa Performance et son expérience, emmène Patrice Milesi, le Dijonnais, d’une fort belle manière depuis le début de saison, et nul doute qu’une victoire sur ses terres ferait de lui un homme comblé. Les forces sont équilibrées cette fois-ci encore avec la présence de Raymond Narac avec qui il a gagné en Aragon.
Mais à Dijon, il n’y a plus de hiérarchie, tout le monde peut gagner, et surtout les équipages de Gentlemen Drivers.
Pagny et Perrier sur leur Ferrari F430 n°2 (Visiom) en 2010 et 2011 l’ont prouvé en s’imposant les deux fois. Mais l’année dernière, la Mosler n°11 a failli s’inviter sur la plus haute marche du podium. Eric Van de Vyver et Thierry Proust reforment leur tandem qui avait glané la quatrième place l’an dernier et auront à cœur de pouvoir partir en vacances l’esprit tranquille, rassérénés par une bonne performance.
Même histoire pour Teneketzian, Jousse et Chardonnet sur la Mosler n°46 d’AB Sport Auto. Peu de points au compteur et la possibilité, sur ce circuit taillé pour leur voiture, de s’imposer.
Guillaume Van de Vyver, avec sa Mosler n°22, après sa troisième place en Aragon, peut également espérer quelque chose de chouette. Avec leur Porsche 996 RSR n°14, Moreau et Langin vont sortir les crocs. Bien placés d’entrée de jeu l’an dernier, un accrochage dans le deuxième tour les avait contraints à l’abandon. A surveiller aussi la Porsche 997 RSR de Matthias Stadler qui fera monter le pilote « A » Allemand, Marco Seefried aux côtés du Suisse Karl Renz.
En GTV2, Metaxa et Santal continuent leur apprentissage de l’Audi R8 LMS n°323, et sont favoris. Decultot et Fontaine sur leur Porsche Cup S n°93, font figure de prétendants au podium, tout comme la famille Demorge qui fait de belles courses depuis le début de saison. Martinet et Tremblay sur la n°65 sont en tête de cette catégorie mais, privés de leur pilote de pointe, ce sera certainement plus difficile de faire la différence. Nicolas Beraud, Franck Bulte et Jean-Luc Deblangey sur la Lamborghini Gallardo n°26 peuvent créer une belle surprise pour leur retour à la compétition.
Le GTV3 est la catégorie Reine et Spectaculaire par excellence. La stratégie est très importante dans cette catégorie presque « monotype » où s’affrontent douze Porsche 997 Cup.
Les leaders sont Sébastien Crubilé et Fançois Perrodo, sur la n°25, pour leur première saison complète, ils sèment la pagaille dans la hiérarchie, et comptent un peu moins de 10 points d’avance sur Jean-Louis et Jérémy Alloin n°67 (vice-Champions en titre), et sur Stepec et Prignaud n°56 (Champions en titre). Cette course de Dijon est primordiale, notamment pour les équipages qui peinent à réaliser des performances constantes tout au long de la course. Ainsi, Ancel et Blasco, sur la n°007, doivent assumer leur statut de favoris. Racinet et Samon, transférés de RMS à Imsa Performance pendant l’hiver, doivent s’imposer pour rattraper leur retard. Giauque, Armengol et Blugeon, avec leur n°58, ont signé deux dernières sorties très encourageantes.
Six équipes différentes se disputent la victoire, et le verbe « dispute » semble parfois trop léger… Surtout qu’il faudra se méfier du retour de Nourry Compétition et de l’arrivée des 2 Ferrari 458 Challenge du Modena Motors qui pourraient jouer les trouble-fêtes.
En GTV4, la domination de la Ginetta G50 de Kanaroglou et Campos « A » avec 40 points, est due à leur constance. Arezina et Burel, absents en Aragon et tenants du titre au volant de leur 996 Cup n°41 ont remporté les 3 heures de Dijon les années précédentes, aucun doute alors qu’ils font figure de favoris. Vincenot perd son acolyte Bachelier pour une course au volant de la Porsche 993 RSR n°64 du Plextone Racing.
Enfin les Silhouettes se battront à quatre, avec deux SF V8 ; la n°94 de Chaix, Gasperini et Pourquié, et la Yacouba n°95 de Charriol et Carugati. La GC 10 V8 n°40 de Amrouche et De La Chapelle fait figure d’outsider derrière les deux leaders du classement. Il y aura aussi la GC 10 V8 de GC Automobile, les constructeurs de la voiture.
Procédure de départ : Dimanche 1er juillet de 09h00 à 09h30
Course : Dimanche 1er juillet de 09h30 à 12h30
C’est dans leur fauteuil de leaders, conservé dans la douleur depuis le début de saison, que Mondolot et Zollinger « A » viennent pour tenter d’arracher la victoire des 3 Heures de Dijon qui leur échappe depuis 2009, année de leur premier sacre. C’est une course très importante, car l’écart avec leurs poursuivants et concurrents directs, Dhouailly « A » et Accary, est extrêmement mince. Si la Norma n°26 des deux jeunes loups, fait figure de favorite, il ne faudra pas passer à côté de sa course des deux côtés, car une erreur peut coûter très cher.
Mais n’enterrons pas trop rapidement les « autres ». Par exemple, les deux voitures du TFT, sur le podium la saison passée, ne sont pas si loin. Jean-Lou Rihon et Nick Padmore « A » n°34, sont cinquièmes à un demi point de Bruno Bazaud n°96. Didier Beck, chez Palmyr est idéalement placé pour attraper le podium en fin de saison, et avec une aide et un plaisir partagé avec Richard Mori sur leur Norma M20FC n°2, nul doute qu’on comptera sur eux à Dijon.
Il y en a qui doivent se réveiller par contre, comme Grégory Fargier, qui pourrait choisir le circuit qui l’a vu s’imposer en 2010 avec Léo Van Sande. Associé désormais à Christian Vaglio-Giors, il leur faut un résultat encourageant pour le reste de la saison.
Du côté des Ligier JS53, les performances tardent à se faire sentir. Haezebrouck et Toulemonde, n°11, avaient débuté idéalement la saison avec la quatrième place à Barcelone, mais le manque de réussite sur leurs deux dernières courses, les a fait replonger. Ils seront remplacés à Dijon par l’équipage Lionel Robert et Damien Delafosse… Schell et Caussanel au volant de la n°18, chez Pegasus Racing, font généralement de superbes débuts de course, mais la fiabilité de la voiture, toute jeune, est encore à trouver.
On aura le plaisir de voir évoluer deux autre Ligier JS53 du team Springbox Concept. La n°15 de Amandine Foulard et Inès Taittinger, et la n°16 de Philippe Alliot et Philip Plaisance.
Les outsiders sont présents également avec en point de mire, le couple de la n°25 du CD Sport, Bole Besançon « A » et Lecuyer ; mais également, mieux placée au classement, la n°69 de Jacques Médard, accompagné de Alain-André Corbel. Un team Suisse fait également son apparition, le JD Racing Team de Daniel Josseron, qui fera rouler sur la n°28 Kevin Josseron et Stefano Albinati.
Enfin les deux Wolf GB08 d’Avelon Formula, emmenées notamment par le véloce Italien, Ivan Bellarosa, amèneront de l’éclectisme, et feront figure d’épouvantail pour la concurrence.
En Open, la bataille sera rude, avec sept voitures engagées. On remarque évidemment la présence des leaders et favoris de l’épreuve sur la Norma M20F n°20 du Team Extrême Limite, le gentleman Philippe Papin, associé à Jean-René De Fournoux. Il y aura également chez Palmyr, Rodolphe Rosati et Frédéric Croullet sur la n°4, et trois Ligier, dont la JS49 des britanniques Harrison et True.
Procédure de départ : Dimanche 1er juillet de 14h40 à 15h10
Course : Dimanche 1er juillet de 15h10 à 18h10