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Les « 6 heures de Dijon » Denis Lelièvre

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Le sport automobile comporte des risques et tous les passionnés qui y participent, pilotes, mécaniciens, commissaires de piste et tous les officiels en sont conscients.
Malheureusement, malgré tous les moyens déployés pour assurer la sécurité depuis toujours, un commissaire de piste a perdu la vie sur le circuit de Dijon Prenois ce week-end.
Eric Van de Vyver et toute son équipe, choqués par cet évènement, ont tenu à rendre hommage aux commissaires de piste en partageant avec eux et en leur apportant leur soutien.
L’ASAC Bourgogne et le circuit de Dijon Prenois ont perdu un des plus anciens commissaires, tous leurs membres lui rendent hommage et ont voulu, en sa mémoire, relancer l’évènement pour que la Passion dure.
Les « 6 heures de Dijon » portent désormais le nom de Denis Lelièvre dont la passion était aussi forte que celle des compétiteurs eux-mêmes.

Championnat de France et Challenge Endurance VHC
Les « 6 heures de Dijon » Denis Lelièvre

Initialement prévue sur 6 heures, la course est maintenue grâce aux commissaires de piste et est réduite à 3h40. Polemen avec la Lola T286, Jean-Marc Luco et Maurice Basso peuvent espérer réaliser une belle course, mais ne sont pas à l’abri avec la rapide Lola T70 de David Ferrer et Dominique Guenat à leurs côtés sur la grille.

David Ferrer surprend d’ailleurs Jean-Marc Luco dès le départ, annonçant une course fabuleuse entre les deux Lola, qui surclassent leurs adversaires.

Quelques tours plus tard, Jean-Marc Luco reprend son bien et l’on comprend vite pourquoi lorsque David Ferrer s’arrête à son stand sur problème de boite de vitesses.

En bagarre depuis le départ pour les accessits, les deux Elva MK8 de Meca Moteurs, la Chevron B16 des Scemama et la B8 de l’équipage Anglais, gagnent alors une place.

Ces derniers seront malheureusement contraints à l’abandon plus tard, alors qu’ils naviguent dans le top 3.

La bagarre s’engage alors pour les deux marches du podium restantes derrière Maurice Basso, maintenant au volant de la Lola T286, qui garde sa place jusqu’à l’arrivée pour remporter une superbe victoire.

La dernière demi-heure de course est haletante avec la Chevron B16 qui remonte sur l’Elva MK8 de Yann Le Calvez, Lionel Robert et Loïc Deman, qui défend sa place âprement. Petit à petit, les frères Scemama se rapprochent et passent à dix minutes de l’arrivée. L’Elva repasse et finit par abdiquer le tour suivant.

Pratiquement à domicile, les pilotes Suisses Michel, Philippe et Yves Scemama, montent sur la deuxième marche du podium, devant leurs fans arborant la couleur rouge de la Chevron B16.

Yann Le Calvez et Lionel Robert font la bonne opération au classement général du Challenge. En compagnie de Loïc Deman, ils terminent juste devant l’autre Elva MK8 de l’écurie emmenée par Sylvain Guanzini et Marc Alloend-Bessand, associé pour cette course longue à Philippe Tissandier, qui les devançaient jusqu’à maintenant au classement.

En Championnat de France, la TVR Griffith d’Eric Van de Vyver et Philippe Burel mène la danse durant les trois quarts de la course avant de stopper après la casse d’un ressort de soupape. La bagarre engagée par les Porsche 911 2 litres se joue maintenant pour la victoire. Les leaders du classement, Séverine Moreau-Langin et Franck Lamanna, abandonnent, sur problème moteur et avant de le casser, alors qu’ils menaient ce peloton.

Les deuxièmes du classement, Patrick Brossard et Jean-Pierre Mothe sont ralentis sur bris du câble d’accélérateur alors qu’ils occupaient la tête largement en début de course. Ils montent finalement sur une troisième marche du podium inespérée. Philippe Giauque, Fabio Spirgi et Gérard De Ville de Goyet s’emparent de la seconde place à cinq tours des vainqueurs incontestés, Laurent Cohen, Christian et Sébastien Morales.


« Une course mythique »

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Créée en 2001, les « 6 heures de Dijon » historique est devenue une course incontournable de la Série V de V FFSA, en partie grâce au tracé mythique du circuit de Dijon Prenois. Cette course comptant pour le Championnat de France Endurance VHC et le Challenge Endurance VHC attire chaque année de plus en plus de pilotes. Le Moderne n’est pas en reste et se décline maintenant en deux courses de 3 heures, l’une réservée aux très performants Sport prototypes 2 litres et l’autre aux GT et Tourisme d’exception. Le Challenge Funyo assure quant à lui le spectacle en Sprint.

Championnat de France et Challenge Endurance VHC
Les « 6 heures de Dijon »

« Une course mythique »

En perpétuelle évolution, le plateau historique accueille régulièrement de nouvelles voitures et nous permet de découvrir pour cette course une variété et une qualité de voitures rarissimes. Aux traditionnelles GT, s’ajoutent aujourd’hui de nombreux Sport Prototypes mythiques qui rivalisent pour l’attribution des deux titres, Championnat et Challenge.

Après quatre épreuves, à l’entame de cette deuxième partie de saison, c’est la Porsche 911 3 litres RSR #50 de Bernard Moreau et Miguel Langin qui mène les débats en totalisant deux victoires à Jarama et au Paul Ricard et une troisième dite « joker » à Lausitz, qui pourrait bien leur servir en fin de saison. Sylvain Guanzini et Marc Alloend Bessand mènent le peloton de chasse avec leur Elva MK8 #4, suivis de la Porsche 911 3 litres RS #14 de Christophe Decultot et Dominique Mathon, débutant dans la discipline mais dont l’expérience et le talent ne fait aucun doute.

Les pilotes du Groupe 3 sont d’ailleurs en verve cette saison puisque c’est Dominique Nury qui occupe la quatrième place provisoire du Challenge également sur une Porsche 911 3 litres RS #10. Après deux victoires consécutives Yann Le Calvez et Lionel Robert se positionnent à la cinquième place du Challenge sur l’Elva MK8 #38 devant les leaders du classement du Championnat de France, réservé aux voitures de 1947 à 1965, Séverine Moreau-Langin et Franck Lamanna sur la Porsche 911 2 litres #24. Ainsi, ce sont trois écuries qui trustent les six premières places avec les Porsche Polybaie en tête des deux classements, les 3 litres RS de LD Racing et les Elva MK8 de Meca Moteur, et même la septième avec Philippe Tissandier, équipier occasionnel de la #4 pour les courses longues.

En Championnat de France, Fabio Spirgi #19 est le plus menaçant aux trousses de Moreau-Langin et Lamanna, suivi de Patrick Brossard et Jean-Pierre Mothe #6 et de Sébastien Morales et Laurent Cohen #25, qui rouleront avec Christian, le père de Sébastien. Tous ces pilotes en Porsche 911 2 litres devront faire face au regain de forme de la TVR Griffith Series 200 #11 - remise en état cet hiver après six saisons de repos – qui pourrait bien permettre à Eric Van de Vyver et Philippe Burel de faire un bond dans le classement sur la fin de saison.

Tous ces prétendants aux titres devront se méfier des équipages sur-motivés pour réussir cette deuxième partie de saison. Ainsi, Jean-Marc Luco et Maurice Basso sur la puissante Lola T286 #35, David Ferrer et Dominique Guenat sur la non moins puissante Lola T70 Spider #15, Christian Perrier et Gérard Bouvet sur l’agile Osella PA 4 #28, comme l’Alpine M63 B #30 de Gérard Besson, Marc Pecollo et Francis Dougnac, ou encore la Chevron B16 #65 des frères Scemama, victorieuse en 2007, ou la B8 #59 de Paul Ingram et Chris Chiles Jr et Sr seront des concurrents sérieux comme les nombreuses Porsche 2,5, 2,7, 2,8 ou 3 litres RSR avec pour les plus menaçants, Didier Denat et Serge Kriknoff #63, ou Denis Tolman, Gérard Chevallier et Mané Vignjevic #23.

Cette course verra le retour de la Datsun Nissan 240 Z #56 des frères Miroux et la présence d’une Chevrolet Corvette #88 de 1971 emmenée par Stéphane Sabates et Bernard Salam.

Procédure de départ : Samedi 29 août de 12h25 à 12h55
Course : Samedi 29 août de 12h55 à 18h55